🧱 Zéro artificialisation à Via Silva

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Via Silva, nouveaux bâtiments au dernier plan, zone en friche au plan intermédiaire et militants s'opposant à l'artificialisation des sols au premier plan

Viasilva : Comment la ville consomme toujours plus de terres agricoles et naturelles.

Alternatiba Rennes se mobilise pour que l’on respecte le zéro artificialisation net !

MalgrĂ© les nombreux assouplissement de l’objectif de zĂ©ro artificialisation nette en 2050 et de la loi climat et rĂ©silience de 2021, nous restons convaincus qu’il est nĂ©cessaire de rĂ©aliser cet objectif le plus tĂ´t possible !

Et pour parler artificialisation des sols, les exemples ne manquent pas !

Il ne faut pas aller bien loin pour tomber sur un chantier de construction, que ce soit à Rennes, Bruz, Vern-sur-seiche, Lassy, Noyal-Chatillon-sur-seiche etc… On continue d’artificialiser, toujours plus.

Nous, on a choisi de s’intĂ©resser au projet de la ZAC ViaSilva. Très très bon exemple local de ce qu’il ne faudrait plus faire en 2026 c’est pourquoi, avec le collectif reprise de ViaSilva, nous nous oppsons au projet.

Destruction de terres agricoles fertiles, c’est non !

Située au nord-est de Rennes, sur la commune de Cesson-Sévigné, le projet s’étend sur des terres extrêmement fertiles. La zone était et reste aujourd’hui très agricole, on comptait encore une dizaine de fermes sur les 650 Ha fin 1970. Il n’en reste plus qu’une seule et un centre équestre, mais la majorité des terres sont encore cultivées par d’autres fermes à proximité.

Les aires en blanc représentent les constructions prévues

Artificialisation massive de terres, construction d’immeubles, goudronnage des routes, un bilan carbone COLOSSAL.

Le projet n’a absolument rien d’une « Ă©co-citĂ© Â» et pourtant c’est avec ce label qu’il s’est imposĂ© il y a plus de 20 ans.

Et oui, on se demande encore comment ce projet a pu avoir ce label. Son implantation se fait sur des terres naturelles (riches en biodiversitĂ©) et sur terres agricoles (nĂ©cessaire Ă  la souverainetĂ© alimentaire). Et les techniques de construction sont les plus Ă©nergivores : aucun bâtiment en « Ă©comatĂ©riaux Â», ils seront tous fait de bĂ©ton, et mĂŞme pour la plupart en « voile de bĂ©ton » (coulage de bĂ©ton armĂ© en un seul bloc) : ce procĂ©dĂ© rend la rĂ©novation si compliquĂ©e et chère que les bâtiments seront dĂ©truits en fin de vie … soit au bout de 50 ans !

Le parc de Boudebois : le seul espace naturel fait 30 Ha pour Ă  terme 12000 habitant.e.s et 24 000 travailleur.euse.s !

Cet espace est prĂ©sentĂ© comme « de grands espaces de respiration Â» par le promoteur du projet : la SPLA ViaSilva. Croit-elle vraiment ce qu’elle dit ? ou n’y voit-elle qu’une contrainte ? Quitte Ă  faire un espace vert autant qu’il serve de bassin de rĂ©tention pour recueillir l’eau des surfaces impermĂ©abilisĂ©es plus haut (restauration d’une zone humide ;), et faisons-le sous des lignes Ă  haute tension (lĂ  ou ne peut rien construire), bref le minimum du minimum lĂ©gal.

Pour autant, tout n’est pas perdu. Mais si l’on ne fait rien, c’est plus du double de ce qui est déjà sorti de terres qui va ravager 150 Ha d’espaces naturels et agricoles restants.

ViaSilva est l’archétype de ce qu’il ne faut plus faire, une ville nouvelle de 12 000 habitants, avec un énorme technopole, car cela se fait au détriment de l’environnement,de la biodiversité, de l’agriculture.

Cela se fait au détriment de la qualité de vie des personnes qui y habitent et y travaillent (pas de commerce de proximité, pas d’infrastructures collectives, densité dans les transports, bouchons automobiles, pollutions..). Le projet se fait aussi au détriment des personnes en périphérie (moins de services, moins de transport en commun..)

Quid de la biodiversité ?

Et la biodiversité dans tous ça ? Si vous y aller, vous pourrez peut-être voir rainettes arboricoles, linottes mélodieuses, tarier pâtre, hérisson, écureuil roux. Nous on y a vu une chevrette un après-midi.

Le chantier est loin d’être terminé et il reste encore des prés, des friches devenus refuge pour nombre d’espèces, et qui vont être détruits. Plutôt que d’éco-cité, on devrait parler d’écocide.

Quand de telles infrastructures nous sont imposées, est-ce vraiment un choix d’y habiter ou d’y travailler ?

D’abord « proposĂ© Â» sur 650 Ha, le projet a rĂ©duit face Ă  la contestation jusqu’à atteindre environs 200 Ha. Et si ce n’était que la première Ă©tape ? Pourquoi ne pas le rĂ©duire davantage ?

Pour aller plus loin sur le sujet, retrouver nos articles prĂ©cĂ©dent :

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