Le Village des Possibles 2021 revient à Rennes le 4 septembre !

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Le Village des Possibles 2021 revient à Rennes le 4 septembre !

Venez rencontrer les nombreuses initiatives locales, associations, entreprises, collectivités, qui vous présenteront leurs actions pour construire un futur juste et durable : plus solidaire 🤝, plus équitable, plus riche de lien social, plus respectueux du climat 🌿, de la Terre et du vivant 🌏.
Elles vous proposeront des animations ludiques et pédagogiques à faire en famille. Créativité, bonne humeur, rencontres…tout ce qui peut nous aider à évoluer ensemble et dans l’intérêt du bien commun sera au menu de cette après-midi festive!
Sous l’Arbre des Possibles vous pourrez découvrir l’abondance des solutions locales existantes, et venir accrocher vos propositions pour faire de notre territoire une communauté résiliente, joyeuse et solidaire.
Les mesures sanitaires en vigueur seront appliquées. Nous serons en plein air, en cas d’intempérie, la manifestation pourra être reportée.

👉On a besoin de temps en amont et le jour J pour faire de cet événement un vrai temps fort pour les alternatives. Inscris toi ici : https://urlz.fr/fFR9
👉Ton collectif ou ton association veut participer, contacte nous en mp ou par mail à rennes@alternatiba.eu
L’événement facebook : https://www.facebook.com/events/2624078357896917

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Retour sur la marche climat du 9 mai 2021 à Rennes

Aujourd’hui à Rennes nous étions plus de 2500 et 115.000 partout en France aux côtés de 730 organisations pour participer à la #MarcheClimat. Merci et bravo à tous et toutes ! 👏
La lutte pour le climat est un défi énorme qui peut effrayer autant que motiver. Mais tu n’es pas tout.e seul.e, nous sommes des milliers à vouloir construire une société plus juste et soutenable !
Rejoins le mouvement climat, soutiens une lutte locale, car notre force c’est notre nombre 💪🏽

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Retour sur le week-end de défense de la Prévalaye du 10 et 11 avril

Les rassemblements des 10 et 11 avril, destinés à défendre la Prévalaye contre le projet d’extension des infrastructures du stade rennais ont été interdits par la Préfecture de Rennes « en raison du contexte sanitaire ». Nous déplorons la décision de la Préfecture, prise à la dernière minute, qui avait pour but d’empêcher l’expression politique autour des enjeux de réappropriation collective des terres. Nous avions pourtant fait en sorte que ce week-end en plein air soit covid-compatible.

La manifestation prévue le samedi 10 au matin a également due être annulée, toutefois environ 400 personnes ont bravé l’interdiction pour se réunir au Mail et descendre à la Prévalaye. Des policiers ont alors quadrillé la zone, y empêchant tout accès et limitant la plantation à une petite parcelle. Le match de foot populaire qui devait avoir lieu le lendemain a également été interrompu par la police, la pratique de ce sport ne semblant acceptable que quand elle pollue et amasse des millions.

Mais gardez vos bêches à portée de main, la lutte continue ! De nouveaux rassemblements seront organisés pour préserver ces terres nourricières et naturelles, nous vous tiendrons informé.e.s !

Pour retrouver le récit et des photos de la journée de samedi 👉 rendez-vous sur le site des Soulèvements de la Terre.

Cette mobilisation était coorganisée par : Attac Rennes, Alternatiba/ANV Rennes, Confédération Paysanne, Résistance Ecologiste Rennes, Youth For Climate Rennes, Extinction Rebellion Rennes, Réseau de Ravitaillement des Luttes du Pays Rennais.


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Loi climat · La Marche d’après à Rennes le 9 mai !

Le 9 mai, juste après le vote de la loi Climat et Résilience à l’Assemblée Nationale, nous marcherons à partir de 14h au Mail François Mitterand pour rompre avec un gouvernement qui refuse de faire face à l’urgence écologique et exiger une vraie loi climat.

Cette loi, dernier texte environnemental du quinquennat d’Emmanuel Macron, est un échec climatique, social et démocratique. Malgré leurs promesses, le gouvernement et la majorité ont affaibli le projet de loi et empêché que les mesures de la Convention citoyenne pour le Climat soient reprises par les député·es.

Pour en savoir plus sur la loi Climat et Résilience de la Convention citoyenne, lisez notre article sur le sujet 👉 https://rennes.alternatiba.eu/projet-loi-climat-resilience/ 

Tu n’es pas à Rennes, rejoint une marche ou organise une action 👉 https://marcheclimat.fr/9mai/Retour ligne automatique
PS : invitez vos ami·es, familles, collègues à cet événement !


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Week-end de défense de la Prévalaye – 10 & 11 avril

Nous vous donnons rendez-vous samedi 10 et dimanche 11 avril pour un week-end de défense de la Prévalaye ! Cet événement s’inscrit dans la saison 1 de la campagne des Soulèvements de la terre ! L’objectif ? Lutter contre le bétonnage et l’artificialisation des sols et bloquer les industries toxiques.

De nombreux événements sont organisés de mars à juin 2021 pour occuper des terres menacées par des projets d’extension urbaine, de déviation routière ou de carrières.
Pour lire l’appel : https://lessoulevementsdelaterre.org/appel

Le premier événement s’est tenu Aux Vaîtes, à Besançon le 27 mars : 34 ha de jardins populaires, de terres maraîchères, de zones humides et de friches sont menacés par un projet d'”écoquartier” porté par la Ville. Pour cette première journée de mobilisation, 800 personnes ont manifesté samedi à Besançon. De nouveaux espaces de jardinage partagés ont été inaugurés et des plantations d’arbres réalisées pour défendre ces terres menacées.

Prochaine mobilisation à Rennes pour les 10-11 avril pour un week-end de défense de la Prévalaye ! Le Stade Rennais Football Club souhaite accaparer et artificialiser 3,5 ha de terres afin d’agrandir son centre d’entraînement (pour des bureaux, deux terrains de foot et une voie d’accès supplémentaire). Le déploiement de ces infrastructures sportives menacent d’étouffer les formes d’agricultures résilientes de la zone : ferme des Mille Pas, Perma G’Rennes, éco-centre de la Taupinais ainsi que des jardins familiaux, ouvriers et vivriers.

La Prévalaye est une zone de 450 hectares située à l’ouest de la ville de Rennes, avec un paysage de bocage et une vocation agricole historique. La Ville et la Métropole, pour garder la main sur le foncier, refusent tout projet d’installation agricole durable au profit d’aménagements touristico-récréatifs ou de l’extension des infrastructures du Stade Rennais.
Nous revendiquons l’urgence d’arrêter ces projets inutiles mais aussi celle d’une plus grande résilience alimentaire locale, de la préservation des ressources en eau et en biodiversité, ainsi que le maintien d’usages patrimoniaux (jardins vivriers) sur notre territoire.
Après plusieurs événements qui ont rassemblé des centaines de personnes, nous voulons faire grandir notre lutte en proposant un week-end entier de manifestation et de plantations.

Retrouvez l’événement Facebook pour vous tenir informé.e : https://fb.me/e/cLLXByFhd

AU PROGRAMME :
Samedi 10 Avril
10h – RDV au mail François Mitterand pour manifester fourches en main jusqu’à la Prévalaye (et autres outils de plantation) ! Retrouvez l’événement Facebook ici : https://fb.me/e/2bSjrGRSb
12h30 – Cantine à la Prévalaye
14h – Plantations sur les terres menacées, balades naturalistes, ateliers enfants (maquillage, bouture), discussion sur les luttes foncières et paysannes locales

Dimanche 11 Avril
9h/10h – Accueil, restauration puis plantations.
11h – ANNULE – Grand tournoi de foot mixte. Rejoignez l’événement : https://fb.me/e/ddM1QrEbu
12h30 – Cantine sur place
14h – Grand tournoi de foot mixte (ANNULE), parcours musical pour les enfants, atelier de co-construction d’un contre projet pour la Prévalaye, balades naturalistes, trocs de graines et plants…
N’hésitez pas à rapporter vos outils et déchets verts (tontes de gazon, feuilles mortes…) pour planter et pailler les cultures et nourrir le sol.

Cette mobilisation est coorganisée par : Attac Rennes, Alternatiba/ANV Rennes, Confédération Paysanne, Résistance Ecologiste Rennes, Youth For Climate Rennes, Extinction Rebellion Rennes, Réseau de Ravitaillement des Luttes du Pays Rennais.


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Le projet de loi Climat et Résilience : la montagne accouche d’une souris

La convention citoyenne pour le climat est une initiative portée par E. Macron en 2019. Son but est simple : réunir 150 citoyens tirés au sort dans l’ensemble de la population française et leur donner l’occasion de proposer à l’état des solutions concrètes face aux défis environnementaux qui nous attendent, autour de 6 grands thèmes : se nourrir, se loger, consommer, se déplacer, produire et travailler, et enfin gouvernance.

Différentes solutions écologiques et transitionnelles ont étés débattus lors de 7 sessions entre octobre 2019 et août 2020. Cette  assemblée citoyenne est une première dans notre démocratie [1]. Les enjeux sont de tailles : l’objectif est d’aider la France à réduire de 40 % minimum ses émissions de gaz à effet de serre avant 2030, et les solutions proposées ne devront pas négliger l’aspect social de telles mesures. Le président s’était d’ailleurs engagé à reprendre chacune des propositions « sans filtre » [2] et de transformer l’entièreté de ce travail en lois. Les 150 citoyen.nes ont travaillé d’arrache-pied pour proposer les 149 solutions visibles sur le site  www.propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr/

La médiatisation de cette initiative est plus forte depuis quelques semaines, et pour cause : c’est l’heure du bilan pour la convention, car le projet de loi issu de la réflexion de nos 150 compatriotes a été présenté le 10 février 2021. Qu’en est-il réellement du « sans filtre », affiché par le Président depuis le début de cette initiative ? Les 150 citoyen.nes en ont débattu lors d’une dernière assemblée et ont chacun attribué une note de 0 à 10 pour chacun des thèmes cités plus haut. Leur conclusion est sans appel : la note moyenne est de 3,3 [5], et une vingtaine de participant.es ont tout bonnement voté 0 à chaque thème, pour exprimer leur vif mécontentement face à la définition visiblement floue de notre président concernant le sens du mot « filtre ». Le site Sans Filtre [4] permet de visualiser de manière simple et interactive l’ensemble des propositions des citoyens, traduites par le mouvement en mesure concrète. On y voit par exemple que tous thèmes confondus, il n’y a que 4 mesures intégralement reprises sans filtre ; 10 mesures ont étés entièrement rejetées et 90 d’entre elles n’ont tout simplement pas été incluses dans le projet de loi.

On comprend mieux la déception [3] des citoyen.nes qui ont travaillé sur le projet. Le gouvernement leur répond que dans le vrai monde, il n’est pas possible de faire appliquer des mesures aussi restrictives pour la croissance, sans sacrifier l’emploi, la consommation, bref — le capitalisme tel qu’on le connaît (les lobbies industriels ont encore une fois bien fait leur travail). Le problème, c’était que ces mesures ambitieuses visaient justement à changer de cap tant qu’il est encore temps pour aider la France à effectuer un début de transition vers une économie plus « verte » et plus responsable. Pour que les changements aient un réel impact sur notre impact carbone, il semble justement nécessaire de proposer des ruptures et des changements relativement radicaux (si tant est que la proposition d’un menu végétarien non obligatoire en cantine pour les enfants soit un changement radical, proposition rejetée). La France avait bien commencé en étant la première à proposer une initiative de ce type, et cela aurait pu être un exemple si la reprise de ce titanesque travail des citoyens avait été au rendez-vous. Après un passage en commission spéciale à l’Assemblée, les propositions de loi doivent maintenant examinées en séance plénière et nous ne sommes pas à l’abri de nouvelles surprises — en espérant qu’une dégradation de ces maigres efforts soit évitée.

 

[1] Site officiel de la convention citoyenne https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr/

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RLPi : des citoyen.nes continuent d’interpeller Rennes Métropoles à l’occasion de la Journée mondiale contre la pub

✊ Le 25 mars c’était la journée mondiale contre la publicité à Rennes et partout dans le monde✊
En ville, la publicité est omniprésente, elle s’impose à chacun.e d’entre nous : l’espace public est le seul lieu où la publicité est inévitable. L’affichage est une pollution sur plusieurs aspect : paysagère, environnementale, énergétique…
Il est indispensable de protéger la liberté de réception des citoyen.ne.s. Des dispositifs existent pour cela : des Règlements Locaux de Publicité. Ils peuvent et doivent aller au-delà de la réglementation nationale qui est insuffisante en la matière. Si elles ne peuvent pas agir sur le contenu des publicités, les collectivités peuvent décider de diminuer leur visibilité.

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Rennes Métropole est en pleine révision de son RLPi. A cette occasion, la métropole a lancé une consultation pour recueillir les avis concernant la place de la publicité dans la ville.
✏️ A vous de donner votre avis sur www.rlpirennesmetropole.fr ou en écrivant un mail à rlpi@rennesmetropole.fr
La publicité soulève de nombreuses problématiques:
😡La publicité incite à la surconsommation et prône un idéal de vie polluant.
😡 La publicité favorise les grandes entreprises au détriment du commerce local. Les principaux annonceurs sont issus des secteurs de la grande distribution et de l’automobile avec des entreprises et produits polluants et nocifs pour la santé (malbouffe, gaz à effet de serre, chimie, etc.).
😡La publicité incite à faire des achats compulsifs, non pérennes et néfastes en matière de santé publique.
Crédits photos : @kmilepsie et @wolf.otographe

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RLPi : un week-end sans publicité, et si c’était toute l’année ?

Des militant.tes d’Alternatiba-ANV COP21 Rennes se sont mobilisé.es afin d’interpeller Rennes Métropole sur la thématique de la publicité. Par petits groupes de 4, ils ont retiré des affiches publicitaires des panneaux et abribus, vidés ainsi de ces injonctions à consommer. A la place, les habitant.tes ont pu retrouvé des informations sur l’élaboration en cours du Règlement local de publicité intercommunal, et les moyens de concertation mis en place par la métropole. Le RLPi permet de mettre en place une réglementation afin de protéger les citoyen·nes de cette agression tout en réduisant ses impacts climatiques, énergétiques et paysagers. Les militant.es ont reçu des retours majoritairement positifs : ce thème intéresse les citoyen.nes qui souhaitent se réapproprier l’espace public.
Pour terminer leur action, les militant.e.s se sont rassemblé.es à République, épicentre de la cité rennaise. Après avoir retiré quelques affiches et recouvert quelques panneaux numériques de blanc de meudon, la STAR est intervenue et a appelé la police. L’action s’est donc terminée par une interpellation de certain.es militant.es, qui encourent des amendes pour dégradation et manifestation non autorisée !
-> Rappelons que la publicité est très énergivore et entraîne des mécanismes de surconsommation. 
-> Les écrans publicitaires lumineux consomment sept fois plus d’électricité que des dispositifs traditionnels et nécessitent pour leur fabrication l’utilisation de matières premières dont l’extraction se fait souvent au mépris de l’environnement, de la santé des travailleur.ses et des populations locales.
-> Vous pouvez donner votre avis jusqu’à la fin de l’été 2021 : www.rlpirennesmetropole.fr et rlpi@rennesmetropole.fr.
Il est temps de se réapproprier l’espace public et d’imaginer ensemble l’avenir de la publicité dans notre ville !

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Via Silva ou la contrefaçon écologique

Via Silva, un paysage préservé

Qu’est-ce que le projet ViaSilva ?

À cheval sur les communes de Cesson-Sévigné, Thorigné et Rennes, ViaSilva est un projet de développement urbain de 600 hectares couvrant le dernier grand site constructible à l’intérieur des rocades de Rennes.

Le projet vise à développer les activités économiques de la métropole (la fameuse « compétitivité et excellence technopolitaine ») et à créer logements et bureaux dans la continuité des schémas urbains des trois communes concernées (en cohérence avec l’arrivée de la future ligne b du métro). Entamée en 2009, le projet doit se terminer en 2040. 400 hectares seront voués à l’urbanisation et environ 200 aux « parcs et espaces verts ».

Une Société publique locale d’aménagement, la « SPLA ViaSilva », a été créée pour diriger le projet. Elle est présidée par Albert Plouhinec, maire de Cesson Sévigné et membre communautaire de Rennes Métropole[1]. Les ZAC « les Pierrins » et « Atalante ViaSilva » (de respectivement 107 et 93 hectares) forment la première phase du projet qui couvre 200 hectares (un tiers de la surface totale du projet) et compte 5950 logements[2]. Aujourd’hui, la construction d’Atalante est très bien entamée. La ZAC des Pierrins a toutefois été divisée en deux parties : Ouest et Est. Seule la partie ouest fait partie de la première phase qui verra le jour en 2025.

Il reste donc beaucoup à faire avant que le projet d’aménagement ne soit terminé. Toutefois la première phase inquiète déjà de nombreux locaux : d’immenses bâtiments en bétons occupent ce qui était autrefois des terrains agricoles, des hectares de terres ont été ratissés et des zones naturelles détruites. Pourtant le projet ViaSilva se targue d’avoir le label « Écocité », cela doit donc forcément être un projet écologique… non ?

Carte de la première phase du projet Via Silva

Une volonté écologique affichée

Les promoteurs le disent eux-mêmes : le respect de la nature et du patrimoine bâti fait partie de leurs priorités[3]. Ils affirment que « le projet urbain s’adapte à ces zones écologiques et naturelles, et non l’inverse ! »[4]. Dans le rapport 2019 de « Territoires », le regroupement d’entreprises publiques locales d’aménagements dont la SPLA Via Silva fait partie, on peut lire « les deux premières opérations d’aménagement du projet ViaSilva (AtalanteViaSilva et Les Pierrins) [font] l’objet de tous les soins pour assurer la préservation et la valorisation des ressources naturelles repérées en amont ou découvertes au fil des études et des visites de site »[5]. Le projet doit « évoque[r] l’idée de la « ville nature » en s’appuyant sur un territoire particulièrement favorable à l’écologie et structuré autour de vastes espaces naturels »[6]. Via Silva bénéficie également du label « Écocité » décerné aux villes qui « mettent en œuvre de grands projets d’aménagement durable pour répondre aux enjeux du changement climatique ». Parmi les critères d’évaluation du projet on trouve notamment une limitation des émissions de gaz à effet de serre ainsi que la préservation et l’amélioration des milieux écologiques[7]…On peut rajouter à cela que plusieurs concertations ont été organisées afin de prendre en compte les envies et craintes des habitants à proximité.

Écocide, béton et artificialisation

De janvier à février, un collectif d’habitants proche de la future ZAC (qui se constituera prochainement en association), a organisé trois visites du chantier ouvertes au public afin de révéler la réalité du projet d’urbanisation ViaSilva. Dès l’arrivée sur place, on a de la peine à voir l’horizon écologique. Il est vrai que les tours de béton gênent un peu la vue : sur 5950 logements prévus, tous sont en béton, pas un seul n’est en écomatériaux. Notons que la construction du béton est responsable de 4 à 8% des émissions mondiales de C02 (2.8 milliards de tonnes/an)  (chaque tonne de béton produite crée une tonne de CO2) et consomme 10% de l’eau douce disponible dans le monde[8]. A partir de chiffres de l’ADEME, le collectif estime que la construction de la ZAC (sur les 650 hectares) libérera au minimum 1.6 million de tonnes de C02 (sans compter le parc, la voirie, la station de métro et les infrastructures)[10]. De plus, ces bâtiments sont pour la plupart en « voile de béton » (coulage de béton armé en un seul bloc) : ce procédé rend la rénovation si compliquée et chère que les bâtiments seront détruits en fin de vie … soit au bout de 50 ans[11] !

Via Silva - Arrivée du métro

Et qu’en est-il des terres sur lesquelles ces tours grises ont été bâties ? La zone est définie comme « Espace à dominante agricole et naturelle » d’après le Schéma de cohérence territorial (SCOT) du Pays de Rennes[12]. Alors que la Métropole se targue d’ambitions sur l’autonomie alimentaire, elle artificialise donc 650 hectares de sa ceinture verte nourricière. Pourtant le SCOT local « soutient l’agriculture périurbaine, en tant qu’acteur économique de premier ordre, fournisseur de biens alimentaires, premier aménageur de l’espace et composante majeure du cadre de vie »[13] : de belles paroles qui ne se traduisent pas en actes. Ce constat est d’autant plus intolérable quand on sait qu’en France la surface agricole utile est passé de 63 à 52% du territoire depuis les années 50[14] et que la Bretagne est la 3ème région ayant le plus fort taux d’artificialisation (11,4% des terres en 2016)[15].

Pour rajouter au désastre, au niveau de la ZAC Atalante, un bois classé et protégé pour ses caractéristiques environnementales (nidification et reproduction d’une faune spécifique, notamment des chauves-souris) a été défriché et son sol dénaturé afin de pouvoir y bâtir. Sur une partie de la ZAC des Pierrins, le sol était considéré comme impropre à la construction en raison à la concentration de métaux lourds qui s’y trouvait (due l’épandage agricole). Ne pouvant construire dessus, la terre a été extraite et remplacée par… les terres végétales de la zone humide à proximité ! 

Du béton à via silva

Des mesures compensatoires absurdes

Comme pour se racheter une bonne conscience, un parc de 50 hectares a été construit à côté de la ZAC. Un cadeau à la biodiversité ? Que nenni. Ce parc fait en vérité partie d’une mesure compensatoire obligatoire en cas d’imperméabilisation de sol et de destruction de la biodiversité. L’eau ne pouvant s’infiltrer à travers le béton, il est nécessaire de créer des zones « tampons » pour « retenir » l’eau et éviter des perturbations des bassins versants. De même, il est obligatoire de recréer des zones naturelles quand on en détruit (il n’y a toutefois pas de mesure compensatoire pour les terres nourricières perdues). Le parc est ainsi composé entre autres de plusieurs bassins de rétentions, de zones humides « recréées » et d’une rivière artificielle qui servira à accueillir l’eau qui ruisselle à partir des zones perméabilisées (eau considérée comme polluée qui ne peut donc être déversée directement dans la rivière naturelle). 

Le problème avec ces mesures compensatoires, c’est qu’elles présument que l’on peut tout détruire à partir du moment où l’on « récupère ailleurs ». On peut donc raser des milieux naturels sous prétexte de créer les conditions favorables à l’émergence d’une biodiversité équivalente ailleurs. Mais la nature ne peut être déplacé d’un point A à un point B, ce qui est détruit reste détruit. La compensation doit normalement être la dernière option pour limiter notre impact. L’Office français de la biodiversité[16]  l’affirme : « Il faut prioriser l’évitement des impacts sur les milieux naturels liés à l’urbanisation, car ces mesures ne compensent pas leur destruction ». Même la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) a récemment critiqué les collectivités pour leur recourt systématique aux mesures compensatoires plutôt qu’à la préservation de la nature[17]. 

Avec 50 hectares de parcs parsemés de bassins de rétentions pour seulement 100 hectares urbanisé (car le parc n’a été pensé que pour compenser la première phase du projet !) on ne peut pas dire que la réduction des impacts soit la priorité des promoteurs ! Pire : la compensation est utilisée comme faire-valoir écologique, alors qu’elle est plutôt l’aveu d’un échec de conception.

Via Silva - Bassin de rétention

Des ambitions en décalage avec la réalité

Que dire donc du projet ViaSilva ? Nous avons ici à faire à un projet parfaitement légal, honoré d’un label écologique, qui semble suivre les recommandations officielles pour ce type de projet (consultation des habitants, objectifs écologiques pensés en amont, préservation des hameaux patrimoniaux…) pourtant, comme nous l’avons montré, les conséquences sur l’environnement sont légions. Faire moins pire ne veut pas dire faire un projet écologique, surtout quand des milieux et des terres naturelles sont sacrifiés. Même quand ils affirment bien faire, les institutions publiques sont en total décalage avec l’urgence climatique que nous vivons. Le projet ViaSilva peut à cet égard très bien être mit en parallèle avec la victoire récente de l’Affaire du siècle !

Si vous souhaitez en savoir plus sur le projet ViaSilva et sur son absurdité (il y a tellement de choses à dire, nous n’avons pas pu tout mettre ici !) contactez le collectif citoyen 650ha qui se mobilise contre ce projet via leur page Facebook.

Continuons à lutter contre ces projets de destruction de la nature ! 

=> Projet d’extension de l’aéroport de Rennes : https://rennes.alternatiba.eu/avion-crise-sanitaire/

=> Projet d’extension du stade Rennais sur la Prévalaye : https://rennes.alternatiba.eu/sauvegarde_prevalaye/ 

[1] Wiki de Rennes Métropole, http://www.wiki-rennes.fr/ViaSilva
[2] Fiche ViaSilva du Réseau national des aménageurs, 2017, p5, http://www.reseaunationalamenageurs.logement.gouv.fr/IMG/pdf/170612_frex_viasilva.pdf
[3] Site internet de ViaSilva, http://viasilva.fr/viasilva/projet-urbain
[6] Wiki de Rennes Métropole, http://www.wiki-rennes.fr/ViaSilva
[7] Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, Explorateur écocités, https://explorateur.ecocites.logement.gouv.fr/
[8] Brian Resnick et Javier Zarracina, « All life on Earth, in One Staggering Charte », Vox du 15 août 2018, vu dans Béton, arme de construction massive du capitalisme, de Anselm Jappe, 2020, p92.
[9] Fiche ViaSilva du Réseau national des aménageurs, 2017, p7, http://www.reseaunationalamenageurs.logement.gouv.fr/IMG/pdf/170612_frex_viasilva.pdf
[10bis] Publication du bureau d’étude Carbonne 4, 2019, http://www.carbone4.com/publication-faire-sa-part/
[11]  Béton, arme de construction massive du capitalisme, de Anselm Jappe, 2020, p102.
[12]  SCOT approuvé du Pays de Rennes (carte), http://www.paysderennes.fr/-Calendrier-et-demarche-.html
[13] SCOT du Pays de Rennes (Document n°5), http://www.paysderennes.fr/-Les-grandes-etapes-de-la-revision-.html
[14] Actes du colloque en ligne du 20/11/20, Artificialisation des sols, Eau et rivières de Bretagne, p3.
[15] Biodiversité et société en Bretagne : cultivons les interactions ! CESER de Bretagne, 2020, p40.
[16] Actes du colloque en ligne du 20/11/20, Artificialisation des sols, Eau et rivières de Bretagne, Mikaël Le Bihan, inspecteur de l’environnement à l’Office français de la biodiversité, p20.
[17] Évaluation environnementale, Principaux enseignements 2019 pour la Bretagne, DREAL de Bretagne

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Ciné/débat No Way de Ton Van Zantvoort – 11/03

[A vos agendas] Projection du film No Way de Ton Van Zantvoort et débat sur le thème de l’agriculture. 🐑🐑
Synopsis : Abandonner son troupeau ? Trouver un autre boulot ? Tout envoyer paître ? Pour Stijn, c’est NO WAY. Il se battra jusqu’au bout, contre vents et marées et lois du marché. Et il n’est pas seul.
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Prix libre et conscient
⚠️Réservation obligatoire sur HelloAsso : https://bit.ly/3qz7Sd2
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En France, la population agricole a perdu 5 millions d’actif en un siècle. Par ailleurs, la crise sanitaire n’a fait que visibiliser davantage les dysfonctionnements évidents de nos systèmes alimentaires décriés depuis des années par le monde paysan, la recherche et les organisations environnementales. A l’heure où l’alimentation et la gestion des ressources vont constituer des enjeux majeurs de résilience de nos sociétés, il est impératif de créer de nouveaux imaginaires mais aussi et surtout de remettre en question nos modes d’action de défense de nos milieux de vie, d’une production alimentaire respectueuse du vivant et de conditions humaines décentes pour celles et ceux qui nous nourrissent.
A la suite de cette projection nous vous inviterons donc à venir débattre et engager une réflexion avec nos intervenant-e-s autour de différentes questions dont voici un aperçu :
    – Quels horizons pour la paysannerie et l’agriculture vivrière de demain face à la désertion des campagnes, l’augmentation de la précarité alimentaire, aux pressions des lobbies de l’agro-industrie et de la finance ou encore face à l’urgence climatique ?
    – Comment dépasser le clivage (pseudo “agribashing”) entre monde militant écolo et monde paysan ? Comment se réunir face à un ennemi commun ?
    – Comment réinventer nos modes d’actions militantes sur les territoires face au constat de la disparition des petites fermes ?
  • Certaines actions de désobéissance civile dépassées ou insuffisantes ?
  • Quelle place pour le lobbying citoyen ? Le boycott ? La consomm’action ?
  • L’expérience par le faire : les nouveaux lieux d’expérimentation => comment voulons-nous habiter nos campagnes ? Comment réinventer les fermes (fermes multi-activités) ?

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Pétition contre l’agrandissement de l’aéroport de Rennes

Je signe la pétition contre l'agrandissement de l'aéroport de Rennes! Lancée le 3 février 2020.

Lettre d’information

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